En amont de la stratégie : concertations des territoires et travaux de la commission scientifique

La journée du 6 juillet 2017 à L’Elysée, puis la réunion du comité de pilotage le 7 septembre suivant, ont marqué le lancement d’une intense concertation qui s’est déroulée à la fois dans les territoires et au travers de groupes de travail nationaux, jusqu’en fin d’année 2017.

Dans les territoires, les acteurs se sont mobilisés

Conseils départementaux, Agences régionales de santé, Directions régionales des entreprises, de la concurrence, du travail et de l’emploi, rectorats, sont mobilisés pour engager la concertation et contribuer à la réflexion.
Dans certaines régions, les travaux ont été engagés dès l’été 2017, selon des modalités adaptées : réunions des Comités techniques régionaux de l’autisme, groupes de travail spécifiques, consultations par voie électronique.


La lettre de mission des directrices et directeurs des Agences régionales de santé
La lettre de mission des directrices et directeurs des DIRECCTE
La lettre de saisine des rectrices et recteurs de région académique


Au niveau national, cinq groupes de travail ont été constitués :
Les groupes de travail nationaux ont été organisés autour de cinq thématiques :

  • l’inclusion scolaire des enfants et jeunes avec autisme, au travers de l’accès aux apprentissages, de la maternelle à l’enseignement supérieur, ainsi qu’à la formation professionnelle ;
  • l’inclusion sociale et le plein exercice de la citoyenneté des adultes avec autisme (incluant l’accès à l’emploi et au logement) ;
  • l’appui aux familles, la réponse à ses besoins, ainsi que la prise en compte de son expertise dans l’ensemble des parcours et l’accès aux soins ;
  • la recherche, l’innovation et l’enseignement universitaire ;
  • la qualité des interventions, la formation des professionnels et l’accompagnement au changement.

Chaque groupe de travail a conduit sa réflexion en bonne articulation avec les autres groupes de travail, tous partageant les mêmes objectifs :

  • la co-construction avec les associations d’usagers et leurs familles, afin de prendre en compte toute leur expertise ;
  • la mobilisation de l’ensemble des parties prenantes : professionnels de santé, et autres professions intervenant auprès des personnes et des familles ;
  • la prise en compte des propositions des territoires ;
  • la prise en compte des parcours et le renforcement de l’inclusion des personnes ;
  • l’identification de leviers d’action priorisés et concrets.

La lettre de cadrage du groupe de travail n°1 | Inclusion, scolarisation, enseignement supérieur, formation professionnelle
La lettre de cadrage du groupe de travail n°2 | Adultes : inclusion sociale et citoyenneté
La lettre de cadrage du groupe de travail n°3 | Recherche, innovation et formation universitaire
La lettre de cadrage du groupe de travail n°4 | Famille, parcours et accès aux soins
La lettre de cadrage du groupe de travail n°5 | Qualité des interventions, formation des professionnels et accompagnement au changement


Les groupes de travail ont été composés de façon similaire avec, au sein de chacun d’entre eux, des représentants des administrations, un centre ressource de l’autisme (CRA), une ARS, des collectivités, locales, des associations gestionnaires, des associations de parents, des adultes personnes autistes, des associations locales, des professionnels de santé, paramédicaux, et psychologues, et selon les groupes, des institutions ou associations plus spécifiques.


Durant les mois de septembre à décembre 2017, les groupes de travail se sont réunis entre 4 à 6 fois, pour pouvoir rendre compte de leurs travaux le 15 décembre.

En amont de la stratégie : les travaux de la Commission scientifique internationale sur l’autisme et la conférence internationale du 3 avril 2017

La Commission scientifique internationale sur l’autisme contribue à établir les priorités de la politique publique en matière d’autisme, pour les cinq prochaines années, en tenant compte des dernières recherches et de l’état des connaissances internationales.

La Commission scientifique internationale sur l’autisme contribue à établir les priorités de la politique publique en matière d’autisme, pour les cinq prochaines années, en tenant compte des dernières recherches et de l’état des connaissances internationales.
Elle est composée d’experts de plusieurs disciplines, plusieurs pays et plusieurs typologies de recherche.
Installée le 15 mars 2017, elle s’est réunie au Ministère des Affaires sociales et de la Santé le 3 avril 2017 pour une journée de réflexion autour de l’élaboration de la stratégie nationale 2018-2022 pour l’autisme au sein des troubles
du neuro-développement (TND). (Lire l’article)

Parallèlement à cela, une conférence internationale intitulée "Recherche scientifique et comparaisons internationales au service de l’inclusion" était organisée le même jour au ministère.

Vous trouverez ci-dessous les vidéos, les actes et les recommandations de la Commission Internationale sur l’autisme et la vidéo et les actes de la table ronde de qui s’est tenue lors de la Conférence internationale du 3 avril 2017.

Commission scientifique internationale sur l’autisme du 3 avril 2017

Le sous-titrage de cette vidéo s’est basé sur l’interprétariat réalisé lors de la Commission : pour cette raison, certaines traductions peuvent demeurer approximatives ou manquer d’exhaustivité. Nous vous invitons donc à consulter les actes de la Commission scientifique pour davantage de précision.

Actes de la Commission scientifique internationale sur l’autisme

Travaux de la Commission scientifique internationale sur l’autisme

---------

Table ronde "Les politiques publiques en matière d’autisme"


Le comité de pilotage de la concertation

Le comité de pilotage, présidé par Claire Compagnon, a été garant de la méthode et du calendrier. Il a agit en liaison avec le Secrétariat général du Comité interministériel du Handicap qui a eu la charge de coordonner l’écriture de la synthèse de l’ensemble des travaux, dans le respect des principes suivants :

  • Un nombre limité mesures priorisées et assorties d’un calendrier de mise en œuvre ;
  • Des mesures articulées avec l’ensemble de la politique générale du handicap ;
  • Des mesures permettant une généralisation à l’ensemble des handicaps, à tout le moins à l’ensemble des troubles neuro-développementaux.