Plan « 50 000 solutions » : une ambition collective pour ne laisser personne sans réponse
Communiqué de presse
Publié le Mis à jour le 19/02/2026 |
Annoncé par le Président de la République lors de la Conférence nationale du handicap du 26 avril 2023, le plan « 50 000 solutions » porte une ambition claire : garantir à chaque personne en situation de handicap une réponse adaptée à ses besoins, partout en France, à chaque moment de sa vie.
Ce plan incarne un choix de société fort : mettre fin aux situations où des personnes et des familles restent sans solution et permettre à chacun de vivre dignement, selon ses choix.
Dotée d’une enveloppe ambitieuse de 1,5 milliard d'euros déployée entre 2024 et 2030, le plan est mis en œuvre par les agences régionales de santé, avec l’appui de la Caisse nationale de solidarité pour l’Autonomie (CNSA), en lien étroit avec les départements.
Des résultats qui dépassent les objectifs prévisionnels à fin 2025
Alors que nous visions 15 000 solutions à fin 2025, au 1er janvier 2026, près de 17 500 solutions nouvelles sont déjà opérationnelles sur l’ensemble du territoire.
Cette dynamique confirme la détermination de l’État, des départements et des partenaires à tenir le cap fixé jusqu’à l’échéance finale de 2030, avec l’objectif de 50 000 solutions déployées.
Améliorer le repérage et l’intervention précoces
Plus de 1 800 solutions nouvelles ont été créées dans les centres d’action médico-sociale précoce et les centres médico-psycho-pédagogiques. En renforçant ces structures, leurs équipes peuvent intervenir plus rapidement auprès des enfants qui en ont besoin et améliorer leur développement. Cette dynamique prépare également le déploiement du service de repérage précoce, qui sera opérationnel en 2026.
Apporter de premières réponses médico-sociales au sein de l’école
Les pôles d’appui à la scolarité aujourd’hui opérationnels interviennent déjà auprès de 4 600 enfants au sein de l’école. Leur objectif est de proposer des réponses rapides et adaptées aux difficultés rencontrées par les élèves, en complémentarité avec les équipes éducatives.
Développer des solutions médico-sociales adaptées
Plus de 7 100 solutions nouvelles ont été créées pour les enfants et 3 900 pour les adultes en situation de handicap. 3 500 de ces solutions sont déployées au bénéfice de personnes concernées par un trouble du neurodéveloppement.
Une ambition qui s’inscrit dans la durée
Le plan « 50 000 solutions » traduit une conviction forte : le handicap ne doit jamais signifier l’absence de réponse ou l’abandon. La dynamique est engagée et sera maintenue dans le temps, afin de garantir à chacun un accompagnement digne, continu et respectueux de ses choix de vie.
Déclaration de Stéphanie Rist, ministre de la Santé, des Familles, de l'Autonomie et des Personnes handicapées
« Le plan “50 000 solutions” incarne une ambition essentielle : garantir à chaque personne en situation de handicap et à chaque famille une réponse adaptée, sans rupture et au plus près de la vie quotidienne. En changeant d’échelle et de méthode, nous construisons des réponses continues, respectueuses des choix de vie, fondées sur la dignité, l’égalité des droits et la solidarité, partout sur le territoire ».
Déclaration de Charlotte Parmentier-Lecocq, ministre déléguée chargée de l’Autonomie et des Personnes handicapées
« Avec le plan “50 000 solutions”, la promesse républicaine d’une société inclusive se concrétise. La dynamique est aujourd’hui pleinement enclenchée et elle est forte. Près de 17 500 solutions sont déjà déployées partout en France, au-delà de l’objectif fixé pour 2025. Cette mobilisation collective repose sur la détermination de l’État, des départements et de l’ensemble des partenaires. Elle sera durablement soutenue, notamment grâce à l’adoption de la loi de financement de la sécurité sociale pour 2026, pour tenir notre engagement jusqu’en 2030. »
Zoom sur trois solutions qui améliorent concrètement les parcours de vie des personnes en situation de handicap ainsi que ceux de leurs aidants en région Hauts-de-France.
Plan 50 00 solutions
Une offre transformée partout, pour tous.
Condé-sur-l’Escaut (59)
Une femme entre dans un appartement. Une femme et sa fille lui ouvre la porte de leur appartement.
«- Bonjour ! Ça va ?
- Oui, très bien et vous ?
- Bonjour Mélanie. Tu vas bien Mélanie ? »
Claudine Agienko, mère de Mélanie : « Depuis quelques mois, Mélanie, qui est en situation de handicap, a commencé l’accompagnement avec des éducateurs qui viennent deux fois par semaine. »
Valérie Vanderhaegen, aide médico-psychologique maison d’accueil spécialisée – Le Quesnoy : « On vient chez Mélanie pour soit faire une petite occupation à la maison pour travailler sa motricité ou alors on s’en va à l’extérieur faire une balade, prendre l’air. »
Laurène Flament, cadre de direction Maison d’accueil spécialisée – Le Quesnoy : « Depuis quelques mois, on a l’ouverture de la maison d’accueil spécialisée externalisée qui comporte 10 places d’accompagnement : il y a du domicile plusieurs heures par jour, il y a de l’accompagnement individuel et collectif ici sur les lieux, ce qui permet de travailler le relationnel avec les autres et évidemment l’intégration sur l’extérieur. C’est vraiment très positif. On le voit dans les accompagnements et l’évolution des personnes qu’on accompagne et aussi sur le retour qu’on a des aidants. »
Claudine Agienko, mère de Mélanie : « On n’a pas tellement d’occasions d’avoir du répit en tant qu’aidant, c’est appréciable. »
Laurène Flament, cadre de direction Maison d’accueil spécialisée – Le Quesnoy : « Les 50 000 solutions pour moi c’est de l’innovation de l’accompagnement dans ce qui est proposé pour les personnes en situation de polyhandicap. »
Lambersart (59)
Franck Depierre, directeur de l’institut Fernand Deligny Lambersart : « Nous sommes à l’institut Fernand Deligny à Lambersart, qui dépend de l’association la Sauvegarde du Nord, qui est une plateforme qui rassemble des services de protection de l’enfance, un dispositif institut thérapeutique éducatif et pédagogique (DITEP), un institut thérapeutique pour les enfants ayant des troubles du comportement. La nouvelle solution, qui est permise grâce aux 50 000 solutions, s’intitule le dispositif répit et qui concerne des enfants potentiellement 4 places sur 60 jours par an, un week-end par mois et la moitié des vacances scolaires, lorsque les structures traditionnelles du champ du handicap sont fermées. Au quotidien c’est particulièrement difficile pour les enfants eux-mêmes, pour les familles qui les accompagnent, mais aussi pour les professionnels. Et ce temps de répit permet d’offrir un souffle à chacun. »
Hellemmes (59)
Vanessa Tricoit, directrice de l’unité d’enseignement maternelle autisme (UEMA) Jenner Hellemmes : « Nous sommes dans l’école Jenner sur la commune d’Hellemmes dans laquelle le GAPAS s’est positionné dans le cadre des 50 000 solutions pour pouvoir répondre à un projet sur la création d’une unité d’enseignement maternelle autisme. C’est un dispositif qui permet l’accueil d’enfants en situation d’autisme, en maternelle de 3 à 7 ans. »
François Dault, éducateur-coordinateur de l’UEMA Jenner Hellemmes : « On adapte notre accompagnement à la singularité de chaque enfant. Ce que l’ensemble des professionnels peut constater, mais aussi et surtout des parents, c’est qu’il y a déjà des évolutions très importantes en si peu de temps. La diminution des troubles du comportement, des ouvertures des enfants (un jeune garçon s’approche de lui), comme vous pouvez le voir. »
Mehdi Scelsi, père de Noam : « Entre ce qu’on pouvait voir cet été où il ne parlait pas, où il avait des difficultés d’interaction. C’est plus le même Noam. Et l’UEMA c’est ça l’avantage. C’est vraiment l’explosion des compétences pour mon fils. »
Vanessa Tricoit, directrice de l’UEMA Jenner Hellemmes : « C’est d’abord pour les enfants, c’est aussi pour les familles. Ça permet de travailler un parcours scolaire, d’éviter les ruptures et puis de garantir aussi qu’on travaille à une société la plus inclusive possible. »
Hugo Gilardi, directeur général agence régional de santé Hauts de France : « Le plan 50 000 solutions pour la région et pour les 5 départements qui la composent, c’est 5 000 solutions supplémentaires pour répondre aux besoins des enfants, des adultes en situation de handicap et aux besoins des familles bien entendu. Et c’est aussi une transformation de notre système de manière à ce qu’il s’adapte aux besoins et pas l’inverse. Et pour ça il faut souligner les partenariats existants entre l’Agence régionale de santé, les maisons départementales des personnes handicapées, les organismes gestionnaires, les conseils départementaux et bien entendu, toutes les personnes, tous les professionnels qui sont engagés au quotidien auprès des personnes en situation de handicap. »
République française – Liberté – Egalité – Fraternité
Agence régionale de Santé Hauts- de France
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