12 juin 2026 : Journée nationale de sensibilisation au trouble déficit de l’attention avec ou sans hyperactivité (TDAH)

Publié le Mis à jour le 12/06/2026 | Temps de lecture : 4 minutes

Le TDAH est un trouble du neurodéveloppement. Il peut entraîner un handicap sévère et persistant résultant de niveaux élevés d’inattention, d’activité ou de comportements impulsifs. Cette journée de sensibilisation est importante pour permettre une meilleure connaissance de ce trouble et combattre les nombreuses idées reçues qui perdurent à l’égard des personnes concernées et de leur famille.

Aujourd'hui en France : 

  • 5 %

    des enfants présentent un TDAH

  • 3 %

    des adultes

Au total, plus de 2 millions de personnes sont atteintes d’un TDAH, dont 600 000 de moins de 20 ans.

Qu’est-ce que le trouble déficit de l’attention avec ou sans hyperactivité (TDAH) ?

Le TDAH se manifeste par des symptômes d'inattention associés ou non à des symptômes d'hyperactivité motrice et d'impulsivité. Ce trouble débute dans l’enfance et peut persister à l’adolescence puis à l’âge adulte. Il se caractérise par une combinaison variable selon les personnes de trois types de symptômes : 

  • l’inattention : incapacité à maintenir son attention, difficulté à s'organiser ou à terminer ce qui est commencé, oublis fréquents, etc. ;
  • l’hyperactivité motrice : besoin incessant de bouger, incapacité à rester assis ou calme ;
  • l’impulsivité : difficulté à attendre son tour, tendance à interrompre les autres, actions ou décisions prises sans réfléchir aux conséquences.

Les comportements d'inattention ou d'agitation sont normaux chez tous les enfants à certains moments. Cependant, pour qu'un TDAH soit envisagé, les symptômes doivent :

  • apparaître avant l'âge de 12 ans ; 
  • durer au moins 6 mois ; 
  • être présents dans plusieurs contextes (école, maison, vie sociale, etc.) ; 
  • avoir un impact significatif sur la vie quotidienne, les apprentissages ou les relations sociales. 

Un trouble méconnu, victime de nombreuses idées reçues

Le TDAH n'est pas causé par un manque d'éducation, de volonté ou un défaut d’intelligence. Mais la méconnaissance de ce trouble laisse place à de nombreuses idées reçues. Le docteur Acquaviva, psychiatre de l’enfant et de l’adolescent, répond aux idées reçues les plus fréquentes sur le TDAH :

Idée reçue ?
Le trouble déficit de l'attention avec ou sans hyperactivité (TDAH) résulte d'une forte exposition aux écrans.

Dr Eric Acquaviva, psychiatre de l'enfant et de l'adolescent (hôpital Robert-Debré - AP-HP) : Non, le TDH ne résulte pas d'une forte exposition aux écrans. En revanche, l'exposition aux écrans peut contribuer à une aggravation ou un fort retentissement des symptômes de TDAH. Les patients TDAH sont particulièrement sensibles aux récompenses immédiates et de haut niveau et, d'autre part, ont du mal à stopper ce type d'activité. Enfin, un certain nombre d'activités liées aux écrans, comme le scrolling, sollicitent l'attention passive et vont faire qu'un certain nombre de patients vont se désengager d'activités sollicitant une attention plus active.

Idée reçue ?
Tous les TDAH sont hyperactifs et ne peuvent pas se concentrer.

Dr Eric Acquaviva : Non, tous les TDAH ne sont pas hyperactifs et ne peuvent pas se concentrer. Il existe en effet trois présentations de trouble du déficit de l'attention avec ou sans hyperactivité :

  • une présentation inattentive prédominante où les symptômes d'inattention sont effectivement prédominants et les symptômes d'hyperactivité sont au second plan ;
  • une forme d'hyperactivité impulsivité prédominante où cette fois-ci ce sont les symptômes d'hyperactivité et d'impulsivité qui sont au premier plan ;
  • et une forme mixte où effectivement il existe à la fois des symptômes d'hyperactivité, impulsivité et des symptômes d'inattention.

Idée reçue ?
Le TDAH touche seulement les enfants.

Dr Eric Acquaviva : Non, le TDAH ne touche pas uniquement les enfants. Initialement, le TDAH était effectivement associé aux enfants, mais dans les années 90, on a considéré que le TDAH touchait aussi les adultes. Par ailleurs, les enfants souffrant d'un TDAH vont conserver dans deux tiers des cas un certain nombre de symptômes du TDAH en étant adulte.

Idée reçue ?
Le TDAH n'existe pas, c'est un manque d'éducation et de discipline.

Dr Eric Acquaviva : Non, le TDAH n'est pas un manque d'éducation et de discipline. Le TDAH est considéré comme un trouble neurodéveloppemental. En revanche, les difficultés éducatives peuvent contribuer à une expression ou une aggravation des symptômes du TDAH. La prise en charge psycho-éducative ou la guidance parentale sont des éléments prépondérants de la prise en charge des patients TDAH.

Idée reçue ?
Le nombre de TDAH a explosé ces dernières années.

Dr Eric Acquaviva : Non, le nombre de TDAH n'a pas explosé ces dernières années. La prévalence reste assez stable dans le temps : autour de 5 % chez l'enfant, 2,5 à 3 % chez l'adulte. En revanche, le dépistage du TDAH est beaucoup plus fréquent et contribue à un nombre de diagnostics également plus important.

Logo de l'Assistance publique - Hôpitaux de Paris
Logo du ministère de la Santé, des Familles, de l'Autonomie et des Personnes handicapées

L’enjeu de la connaissance et de la reconnaissance du trouble est essentiel pour améliorer les parcours des personnes et leur qualité de vie. 

Comment participer à cette journée ?

Pour montrer votre mobilisation, vous pouvez afficher la couleur orange et venir aux nombreux événements organisés partout en France par les associations HyperSupers, TDAH pour une égalité des chances, TypiK'Atypik et de nombreux autres acteurs locaux.

Rendez-vous sur :

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